On croit que c’est fini et puis on recommence……………

28 octobre 2009

 

Ce matin a un goût de cendre.

Ce matin commence ma vie sans Yann.

Je m’explique :

Hier matin, je l’appelle pour lui dire que je suis rentrée de Cannes ; on parle un peu et, quand je lui demande quand on va pouvoir se voir, il me rappelle qu’il est un homme marié.

Je le rappelle un peu plus tard pour revenir sur la question qui me taraude depuis des mois : POURQUOI ?

MOI : tu m’objectes toujours que tu es marié, mais tu l’étais déjà en avril ; alors pourquoi es-tu venu me chercher ? Je ne demandais rien, je respecte trop les couples. Il ne fallait pas.

Lui, explosant : mais c’est lâche, ce que tu me dis là ; je ne t’ai pas forcée, tu pouvais refuser ….

MOI : mais j’en mourrais d’envie, je ne pouvais pas refuser. Il ne fallait pas commencer.

Il s’est mis en colère, disant que je le décevais beaucoup.

Pour le coup, c’est lui qui m’a énormément déçue.

Et quand je mets en cause mes sentiments, il me répond faiblesse, irresponsabilité, que je suis comme une gamine de 15 ans, qu’à notre âge, on doit savoir refouler, maîtriser ses sentiments.

Quand je lui dis que ce n’est pas possible, que je ne peux pas, il continue sur sa colère. Il ne comprend pas. Lui, ne s’est pas laissé déborder. Je ne le sais que trop. C’est vrai qu’il a parfois laissé paraître très fugitivement ce qu’il ressentait pour moi, mais il a tout refoulé.

Je n’avais pas tort quand je le pensais fort. Mais c’est aussi cruel.

 

Sa colère a eu l’effet escompté sur moi. Inconsciemment, c’est ce que je recherchais, une raison de ne plus l’aimer.

Il ne voulait pas que cela se termine comme ça, il ne voulait pas que l’on se fâche. Moi, je pleurais au téléphone, sans bruit, je ne criais pas, j’étais d’une tristesse abominable pendant qu’il me parlait raison, suffoquée par la violence de ses propos. On a fini par raccrocher.

Un peu plus tard, il me rappelle, il voulait me voir. Impossible chez moi, un ouvrier réparait ma baie vitrée (le pauvre, il m’a vue en larmes), alors dans sa voiture, en face du stirwen.

Je fonce au lieu dit. Je m’étais calmée mais j’avais le visage ravagé.

On continue l’explication mais calmement. J’ai cessé de vouloir le convaincre. Il a dit que ses paroles avaient dépassé sa pensée. Il revenait toujours sur la faiblesse. Il ne faut pas être faible, il faut avoir de la force de caractère. Une déception amoureuse, ce n’est pas grave, on s’en remet….

Et là, il dit que les gens qui se suicident sont des faibles. Je le coupe « Non, ne dis pas ça » ; il s’est rendu compte que ça me touchait très fort et il m’a demandé pardon.

Il me dit que la vie est belle, qu’il ne faut pas s’attarder sur les choses sombres. Nous sommes à 10 000 lieues l’un de l’autre. Moi, je ne vois que les choses tristes (enfin, la plupart du temps). Je ne vois que les faibles (humains et animaux) à défendre, à aider. Comment ignorer toutes les horreurs, comment ne pas y être sensible ? Je pense qu’il est sensible mais qu’il surmonte très bien, qu’il ne se laisse pas déborder par les choses tristes de la vie.

Je lui tenais la main, après tout, je ne lui demandais pas d’amour, je voulais juste de l’affection, de la tendresse, mais ce n’est pas possible une fois seulement tous les 36 du mois.

Le soir, je suis allée jouer aux cartes, après avoir hésité. Je suis tombée à sa table. Il ne m’émouvait plus. Je ne l’aime plus, je ne l’estime plus mais je l’admire encore pour certaines choses.

 

Son sourire ne m’émeut plus, je ne le recherche plus. J’ai bien failli pourtant et aussitôt, j’ai réentendu ses paroles dures, j’ai ressenti son incompréhensible colère. Il a été gentil, comme d’habitude, il n’y avait plus trace de la scène du matin.

 

Mais, moi, ça me démolit. Comment ne peut-il pas comprendre que, même des gens super intelligents, adultes, reconnus dans la vie, peuvent sombrer dans la faiblesse des sentiments et ne pas s’en remettre ? Que ce n’est pas une question de force de caractère mais de sensibilité. C’est vrai qu’il y a des gens qui ne se laissent pas entraîner par leurs sentiments mais ils n’y sont pour rien, ils ont la chance de pouvoir le faire, ils sont plus solides, moins fragiles.

 

J’ai l’impression que cette « mésaventure » va me servir de leçon mais je n’en suis même pas sûre. Je vais être beaucoup plus méfiante au départ, mais après ???

 

Pourquoi je ne peux pas lui en vouloir

 

Plus je réfléchis et plus je pense que c’est en très grande partie ma faute si j’en suis là aujourd’hui.

 

ma vie bouleversée en 2009

Un homme trop occupé

 

Je n’attends rien d’autre de toi

Que du temps

Mais, même cela

Tu ne me le donnes pas

J’attends que tu m’appelles

Mais tu ne veux pas

Que je passe ma vie à t’attendre

Rien, je n’ai rien

Qu’une heure quand tu peux

Quand tu veux

Deux jours de bonheur à t’attendre

Et trois à te regretter

Tu as bouleversé ma vie

Mais à la tienne, tu n’as rien changé

qui a commencé ?

J’ai appelé le roi de cœur

C’était toi

On jouait, on jouait à se regarder

Qui le premier de nous deux

A désiré l’autre

Qui le premier de nous deux

N’a plus joué le jeu

Qui a brouillé les cartes

Je plongeais dans ton regard

Je plongeais dans ton sourire

Je buvais tes paroles

J’écoutais ton rire

Et mon corps endurci a fondu

Et mon cœur endormi

A repris goût à la vie

Fumeurs et non-fumeurs

Je fais partie des non-fumeuses.

Quand mes enfants, mes amis, fumeurs, viennent chez moi, ils vont fumer dehors. Ils le font systématiquement car ils savent que l’odeur et la fumée me DERANGENT. Pour autant, est-ce que c’est moi qu’ils respectent ou le principe ?

Hélas, c’est le principe. Ils partent de fait que sur mon territoire, ils ne vont pas m’imposer quelque chose qui me gêne.

Par contre, lorsque je me rends chez eux, ils fument sans plus tenir compte de ma gêne. Ils considèrent qu’ils font ce qu’ils veulent chez eux car ils sont sur LEUR territoire.

Où est la considération pour ma personne ?

Je ne demande pas que l’on ne fume pas chez moi PAR PRINCIPE. Je me fous des principes. Si je le demande, c’est que la gêne est bien réelle : j’ai la gorge qui “râcle” et je finis par avoir mal à la tête au bout de plusieurs heures. Pourtant, personne ne s’interroge réellement sur mon malaise et tout le monde s’en fout.

Moi, non fumeuse, je ne porte pas atteinte au physique du fumeur. Le fumeur, oui.

C’est ce que les fumeurs ne veulent pas admettre (car ils le comprennent très bien). Ils ont fait de l’interdiction de fumer en public, juste une question de territoire. Et ce qui est respecté dans la sphère publique ne l’est plus en privé.

Où se trouve la gêne la plus grande ? Celle d’être atteint au physique, avec toutes les conséquences que l’on connaît (tabagisme passif et cancer). Ou au mental : résister à son addiction est hors de portée de la majorité des fumeurs.

Seule conclusion possible : éviter de me retrouver dans des endroits fermés en compagnie de fumeurs, fussent-ils mes enfants. Cela implique de ne plus aller chez eux, les faire venir chez moi systématiquement à la mauvaise saison. Et là, ils se retrouvent dramatiquement dehors à tirer de façon pathétique sur leur clope malodorante. Je les plains d’être aussi dépendants d’une chose aussi néfaste.

D’ailleurs, ce n’est pas leur faute mais celle des lobbies du tabac, une drogue comme une autre…………

Published in:histoire ordinaire d'un adultère mortifère |on avril 22nd, 2016 |Réagir »

Christine Angot ou les femmes écrivent tellement bien ; est-ce parce qu’elles ont tant souffert ?


Pourquoi ?

POURQUOI ?

 

Pourquoi me laisses-tu souffrir autant ?

Tu as de l’amour pour moi, dis-tu

Alors, pourquoi, pourquoi, pourquoi ?

Je ne comprends pas

 

Pourquoi ne suis-je pas la préférée,

Pourquoi ne me choisis-tu pas ?

Pourquoi ?

Je ne comprends pas

 

Je ne comprends pas ton choix

Je ne peux que souffrir

Et toi, comment te sens-tu ?

 

Je ne saurai jamais ce qui s’est passé

Entre elle et toi,

Pourquoi elle a une telle emprise sur toi

Pour que tu me laisses au bord du chemin

Tellement triste et désemparée

 

Je ne saurai jamais pourquoi

Je suis la laissée pour compte

Je n’aurai rien appris de cette histoire

Si tu ne m’expliques pas

 

J’ai besoin de savoir

Même si l’explication est cruelle

J’ai besoin de savoir

Car je ne comprends rien

 

Après ces jours de lourd silence

Je me dis que je me suis trompée du tout au tout

Que cette histoire n’a existé

Que dans mon imagination

Qu’aujourd’hui tu te sens mal

Mais que tu t’en remettras vite

Aspiré dans ton tourbillon

De choses futiles et inutiles

Comme tu dis

 

Pourquoi me laisses-tu souffrir autant ?

Je ne te demande pas de changer d’avis

Je veux seulement savoir pourquoi

Tu ne me choisis pas, moi.

Je n’ai rien compris

 

 

Published in:histoire ordinaire d'un adultère mortifère |on novembre 22nd, 2015 |Réagir »

Quel dommage, mon amour

Quel dommage, mon amour

POURQUOI ?

 

Pourquoi me laisses-tu souffrir autant ?

Tu as de l’amour pour moi, dis-tu

Alors, pourquoi, pourquoi, pourquoi ?

Je ne comprends pas

 

Pourquoi ne suis-je pas la préférée,

Pourquoi ne me choisis-tu pas ?

Pourquoi ?

Je ne comprends pas

 

Je ne comprends pas ton choix

Je ne peux que souffrir

Et toi, comment te sens-tu ?

 

Je ne saurai jamais ce qui s’est passé

Entre elle et toi,

Pourquoi elle a une telle emprise sur toi

Pour que tu me laisses au bord du chemin

Tellement triste et désemparée

 

Je ne saurai jamais pourquoi

Je suis la laissée pour compte

Je n’aurai rien appris de cette histoire

Si tu ne m’expliques pas

 

J’ai besoin de savoir

Même si l’explication est cruelle

J’ai besoin de savoir

Car je ne comprends rien

 

Après ces jours de lourd silence

Je me dis que je me suis trompée du tout au tout

Que cette histoire n’a existé

Que dans mon imagination

Qu’aujourd’hui tu te sens mal

Mais que tu t’en remettras vite

Aspiré dans ton tourbillon

De choses futiles et inutiles

Comme tu dis

 

Pourquoi me laisses-tu souffrir autant ?

Je ne te demande pas de changer d’avis

Je veux seulement savoir pourquoi

Tu ne me choisis pas, moi.

Je n’ai rien compris

 

  

Quel dommage que nous ne soyons pas

sur la même longueur d’ondes

Quel dommage que j’aie tant de plaisir

à me trouver à tes côtés

et toi pas

Quel dommage que je trouve

la vie à deux merveilleuse

et toi pas

Quel dommage que j’aime tant

m’occuper de toi

pas comme une mère mais comme une femme

et que tu n’y voies que contraintes

Quel dommage que tu veuilles tant me voir partir

alors que cela me déchire

Quel dommage que tu te sentes mieux seul

Trop souvent

Quel dommage que tu n’aies pas envie de partager

tes moments de plaisir ou de tristesse

Quel dommage que tu passes à côté

De mon amour sans t’y attacher

 

 

 

Published in:Prince sans château mais avec une âme |on novembre 22nd, 2015 |Réagir »

AMOUR FRAGILE

2013 24 octobre

AMOUR FRAGILE

 

Cet amour si fragile

Que j’ai toujours peur de briser

Cet amour fugitif

Que tu refuses et acceptes tour à tour

Cet amour impulsif

Que j’aime tant te donner

Cet amour tendre

Qui me fait rêver

Cet amour

Qui me comble et me renverse

Celui que tu me donnes

Avec tant de douceur

Cet amour sensuel

Soixante neuf

Excitant et fort

Cet amour hésitant

Un pas en avant, un en arrière

Danse classique du vieux mâle solitaire

 

Je le veux cet amour

Je le garde en moi comme un trésor

Une émotion toujours renouvelée

Une émotion partagée

 

Ne pas avoir peur

Avoir confiance

Faire face à ces vingt ans à venir

Sans engagement

Sans contrat

Nous ne sommes pas des associés

Nous sommes des êtres libres

Toi et moi

 

Je me sens libre avec toi

Libre d’aller et venir à ma guise

Je ne sens aucun obstacle

Dans ma vie avec toi

Quelle liberté t’importe tant ?

Celle de ne pas rendre de compte ?

Celle de rentrer tard

Si cela te chante ?

Te promener seul

Ou aller seul à Maure ?

Ce ne serait pas un problème

Si je te sentais attaché à moi

Comme je le suis, moi

 

Tu te veux libre et seul

Content dans ton lit, seul

Content dans ton avion, seul

Content de te promener, seul

Face à tes soucis, tes peines, seul

 

Et moi qui crois que tout est mieux à deux

Que l’on est plus fort quand on est deux

Que l’on supporte mieux les vicissitudes

Que les peines sont moins lourdes

Les joies plus belles

Que l’on rayonne de bonheur à deux.

 

Crois-tu sincèrement

Que l’on peut rayonner de bonheur

Seul ?

2013 24 octobre

AMOUR FRAGILE

 

Cet amour si fragile

Que j’ai toujours peur de briser

Cet amour fugitif

Que tu refuses et acceptes tour à tour

Cet amour impulsif

Que j’aime tant te donner

Cet amour tendre

Qui me fait rêver

Cet amour

Qui me comble et me renverse

Celui que tu me donnes

Avec tant de douceur

Cet amour sensuel

Soixante neuf

Excitant et fort

Cet amour hésitant

Un pas en avant, un en arrière

Danse classique du vieux mâle solitaire

 

Je le veux cet amour

Je le garde en moi comme un trésor

Une émotion toujours renouvelée

Une émotion partagée

 

Ne pas avoir peur

Avoir confiance

Faire face à ces vingt ans à venir

Sans engagement

Sans contrat

Nous ne sommes pas des associés

Nous sommes des êtres libres

Toi et moi

 

Je me sens libre avec toi

Libre d’aller et venir à ma guise

Je ne sens aucun obstacle

Dans ma vie avec toi

Quelle liberté t’importe tant ?

Celle de ne pas rendre de compte ?

Celle de rentrer tard

Si cela te chante ?

Te promener seul

Ou aller seul à Maure ?

Ce ne serait pas un problème

Si je te sentais attaché à moi

Comme je le suis, moi

 

Tu te veux libre et seul

Content dans ton lit, seul

Content dans ton avion, seul

Content de te promener, seul

Face à tes soucis, tes peines, seul

 

Et moi qui crois que tout est mieux à deux

Que l’on est plus fort quand on est deux

Que l’on supporte mieux les vicissitudes

Que les peines sont moins lourdes

Les joies plus belles

Que l’on rayonne de bonheur à deux.

 

Crois-tu sincèrement

Que l’on peut rayonner de bonheur

Seul ?

 

 

 

 

 

Published in:Prince sans château mais avec une âme |on novembre 22nd, 2015 |Réagir »

pour Amandine

Je te répondrai un peu plus tard car maintenant je dois partir……

Published in:histoire ordinaire d'un adultère mortifère |on novembre 15th, 2012 |Réagir »

avouer à une femme que l’on est la maîtresse de son mari

Une décision que je n’aurais cru être capable de prendre. Mais il m’a fait tellement mal, je me suis sentie tellement rien. Je ne compte pas malgré tout ce que je lui donne, malgré ma tendresse. J’ai tout accepté, son silence, son indifférence, ses exigences. Je le voulais tellement ; je voulais le voir, l’entendre, le toucher, à n’importe quel prix.

Mais, hier, il m’a tellement dit que l’on arrêtait tout, juste parce que je ne répondais pas à sa demande de ne plus l’appeler. Je l’appelle déjà si peu, seulement quand je suis sûre que sa femme n’est pas dans les parages… Il m’annonce que l’on ne va sans doute pas se voir pendant 3 ou 4 semaines et il m’interdit de l’appeler. Mais moi, je veux de ses nouvelles, je veux l’entendre ! Impossible.

Depuis hier, je suis dans mon lit, sans forces, il trouverait cela absolument ridicule. Alors, il faut effectivement arrêter cette relation qui me fait tant souffrir depuis deux ans. Et perdu pour perdu, j’annoncerai cette relation à sa femme, je ne sais pas quand ni en quels termes mais je le ferai. En septembre, j’avais déjà dit à Yann tout ce que j’avais sur le coeur, combien il comptait pour moi, comment je trouvais inhumain qu’il me largue sans préavis. Cela n’a rien changé. Alors, puisqu’il veut que la relation s’arrête (parce que, selon lui, il faut bien que cela s’arrête un jour, et pourquoi ?), il a tellement peur que sa femme l’apprenne, eh bien, je vais me charger de l’affranchir. Il n’a eu aucune compassion pour moi, n’a jamais pris en compte le fait que je pouvais souffrir, alors, à son tour de souffrir et tant pis si sa femme “extraordinaire” souffre. Quelle importance ? Elle ne le quittera pas, ils en seront quitte pour une crise de couple et tout s’arrangera…

Published in:histoire ordinaire d'un adultère mortifère |on avril 14th, 2011 |Réagir »

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